‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 425 sur 538 · III. — LA SITUATION DES ROIS FRANCS · texte numérisé non relu

III. — LA SITUATION DES ROIS FRANCS

Avec un manque complet d'originalité et un goût déterminé du pouvoir, les monarques francs s'affublèrent de tout le cérémonial fastueux et stérile des empereurs romains. Le sayon de l'antique Germanie fut remplacé par la chlamyde et la tunique de pourpre. Les souverains, barbares mal dégrossis, se mirent à balbutier un latin de cuisine et Ton s'efforça de leur répondre dans la même langue. Les obséquieuses formules du Bas-Empire furent conservées. En parlant de lui-même, le roi disait gravement < Notre Séré nité, Notre Clémence >; on lui répliquait en l'appelant € Votre Sublimité, Votre Excellence, Votre Gloire* ». — C'est comme expression de sa volonté personnelle que le monarque gallo-franc notifie les lois : « Notre Sérénité siégeant sur un trône élevé, en présence des évêques, des grands du palais, de nos fonctionnaires et de tout le peuple, notification de ces lois a été faite et en conséquence elles doivent être observées dans toutes nos provinces '. » C'est le roi qui légifère; ordinairement c*est après avoir pris conseil de ses grands, de ses fonctionnaires, mais rien ne l'y oblige. En tête du Code des Burgundes, le roi Gondebaud parle ainsi : « Comme nous avons réfléchi longuement à l'intérêt et au repos de notre peuple, après mûre délibération, nos optimates étant avec nous, nous avons décidé, par notre avis et le leur, d'établir le présent code des lois, etc. \ > Les lois promulguées sont des ordres royaux, personnels. Le roi

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