‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 431 sur 538 · F. de Goulanges, loc. cit · texte numérisé non relu

F. de Goulanges, loc. cit

h. Ibib., 144.

peuple.de fonctionnaires» comme il arrive en tout pays de monarchie absolue ; il y avait : des échansons dont le chef portfiit le titre de princeps; des mappariiy dont la fonction consistait à présenter la serviette au roi ; des a^bicularii ou ^chambellans, gardiens de la chambre du roi; des maréchaux ou slabularii^ chefs des écuries royales; le personnel de la chapelle du roi, chargé, entre autres soins, de garder les reliques, que le monarque emportait toujours avec lui dans ses fréquentes pérégrinations; enfui des sénéchaux ayant la charge des maisons royales et le gouvernement des serviteurs d'ordre inférieur*.

Le Palais et le roi ne se séparaient jamais. C'était par l'intermédiaire du Palais que gouvernait le roi majeur, et en revanche le Palais gouvernait pendant la minorité royale. Le maire du Palais était le chef de ce grand corps et par conséquent le personnage le plus important du royaume après le roi, si le roi avait quelque valeur personnelle; avant le roi, si celui-^i était un roi .fainéant ^ Comme chef du Palais, le maire avait en effet droit de justice sur tout le Palais, c'est-à-dire sur tous les grands et, comme tout partait du Palais, son maire avait la haute main sur tout : il faisait lever les impôts ; il veillait au domaine royal; c'était le grand administrateur ^.

Dans cette société barbare, centralisée exactement comme l'avait été le Bas-Empire, les gens de peu ou de rien, tous ceux qui n'étaient ni fonctionnaires, ni leudes d'un roi ou d'un grand, menaient nécessairement une existence fort précaire. La population servile était considérable. L'ancien colonat germain s'était presque reconmr dans le colonat gallo*romain ; mais les modes de servitude s'étaient fort

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