Ibid
roultii^s. Au*d6SSous des colons, il y avait des serfs et des esclaves; plusieurs catégories de serfs et des esclaves de sept origine^ différentes ^ I/esclave était assimilé par les Germains aux choses et particulièrement aux valeurs mobilières» à Targent. c Si le défunt n'a pas laissé de fils, dit la loi des Thuringiens, que l'argent et les esclaves appartiennent à la fille. S'il n'y a pas. de fille, la sœur du défunt aura l'argent et les esclaves, etc^ » Les formalités mêmes de l'affranchissement montrent bien qu'on ne faisait pas de distinction essentielle entre l'esclave et la valeur pécuniaire, qu'il représentait. Chez les Lombards, pour affranchir un esclave, le roi met quelques deniers dans la main de l'homme à affranchir et les fait sauter en disant : « Je veux que cet homme soit libre » ^; c'est dire nettement, en langage symbolique, j'annule la valeur monétaire de cet esclave. À partir de ce moment, l'esclave devient un ingénu; il a le même mehrgeld que l'homme libre, c'est-à-dire qu'en le tuant on s'exposerait à débourser une lourde compensation ea sous d'or (solidi).
Bien des fois, au cours de ces études, j'ai eu l'occasion de constater ou de rappeler que le malheur commun, le danger, l'oppression, poussent les hommes & se rapprocher les uns des autres, à s'entr'aider. L'individualisme ne fleurit que durant les époques de prospérité ou dans les classes privilégiées, en résumé, dans tous les cas où l'individu peut sans difficulté se suffire à lui-même. Sous la lourde oppression franque, il n'en était pas ainsi, du moins pour les petits, aussi voit-on, à celte époque, se former quantité d'associations, de ghildeSf destinées à créer de la force avec des faisceaux de faiblesses. En se multipliant, ces associations