‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 436 sur 538 · Rambaud, Civil, française · texte numérisé non relu

Rambaud, Civil, française

1 F. de Goulanges, loc. ciL, SÈ64.

3. A. Thierry, loc, cit., 235.. — F. de Coulaiigcs, loc, c«., Î84-2S5.

%. f . de Coulanges, loc, cU., 268.

Dans tous les pays barbares, le chiffre de Tiinpôt est ordinairement fixé une fois pour toutes, ne varietur. Au contraire, nous avons vu que le fisc romain tâchait de proportionner l'impôt au revenu réel. Il semble bien que, dans la conscience des rois francs, cette mobilité de Timpôt était considérée comme coupable. Frédégonde, ayant vu mourirses deux fils de maladie, considéra le malheur qui Tavait frappée, comme une punition divine, qu'elle et Ghilpéric, son mari, avait méritée, en augmentant les charges fiscales : « Nous thésaurisons, lui fait dire Grégoire de Tours, sans savoir pour qui nous accumulons tant de choses; voilà que nos trésors restent vides de possesseurs, pleins de rapines ef de malédictioifê... Eh bien! situ m'en crois, viens et jetons au feu tous ces rôles d'impôts iniques. Contentons-nous pour notre fisc de ce qui a suffi à ton père Clother ^ > — L'impôt foncier ne devait donc rapporter que des sommes médiocres au trésor royal, mais il y en avait bien d'autres. Les rois francs n'avaient renoncé ni aux redevances, ni aux dons plus ou moins volontaires d'autrefois'; enfin ils avaient maintenu le premier impôt institué en tous lieux par les barbares, l'impôt douanier, et en général la plupart des nombreux impôts auxquels la fiscalité romaine avait soumis la circulation des choses et des personnes; mais j'aurai à revenir sur ce sujet. Actuellement, il me reste à apprécier, d'une manière générale, l'évolution politique que je viens de décrire.

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