Cibrario, loc. cit
les mains étendues et jointes entre les mains du seigneur et il dira : « Je deviens votre hcnmme de ce jour en avant et pour la vie, de membre et d'honneur, et à vous serai féal et loyaL » — Et puis doit le seigneur baiser son tenant» quel que soit le seigneur, homme ou femme, clerc ou laïque, jeune ou vieux, en signe de perpétuelle affinité et alliance de grande amitié, quel que soit le tenant, pauvre ou riche, laid ou beau. > (Crozals, toc. cit.j f, 30). Le vassal jurait de servir son suzerain contre tous les seigneurs du monde» parfois cependant avec certaines réserves visant le prince suzerain du seigneur lui-même, ou tel autre seigneur dont on était déjà vassal. Quand le seigneur avait solennellement baisé son vassal sur la bouche, celui-ci ne pouvait plus manquer à l'engagement pris sans commettre le crime de félonie, de forfaiture. Tel était du moins l'hommage complet» Vhommage^ige. L'homme-lige devait à son suzerain tant de jours de service guerrier par an; il reconnaissait la juridiction de sa cour; s'engageait à l'occasion à siéger auprès de lui, comme juge, promettait de veiller à son honneur, même contre sa femme en cas d'infidélité de celle-ci ^ Le vassal devait au suzerain l'aide en argent, quand il lui fallait payer rançon, quand il armait chevalier un de ses lils, quand il mariait Talnée de ses filles ; il lui devait la plaigerie et les aides, c'est-à-dire un cautionnement et des contributions, quand le seigneur déclarait avoir impérieusement besoin d'argent ^ Si le fief venait à changer de main, le vassal devait encore payer un droit de mutation, dit de relief^. Le vasselage entraînait parfois, surtout auprès des grands, des services tout à fait personnels, d'ordre très inférieur» mais que relevait l'opinion de la société féodale. On considérait