‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 450 sur 538 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

Mais, avec le temps, le sort des serfs tendit à s'améliorer. On en distingua de diverses catégories. A côté des taillables à merci ou taillables haut et baSy il y eut les taillables à volonté raisonnable et enfin les taillables abonnés, qui obtinrent de payer seulement une taille fixe, déterminée une fois pour toutes, au lieu d'être taillables selon le caprice du seigneur. Leur taille fixe pouvait être remplacée par du travail corvéable dans une mesure déterminée. Ainsi, dans le Brunswick, des serfs appelés enfants du soleil devaient travailler pour le seigneur, de la Saint-Martin à la Saint-Michel, tant que brillait le soleil. On permit aux taillables abonnés de posséder des biens personnels et de les transmettre à leurs enfants, pourvu que ceux-ci eussent vécu en communauté avec leurs parents et n'eussent pas quitté la maison paternelle ^ Au contraire, les serfs de corps ne pouvaient s'affranchir de la servitude, même en faisant abandon entier de leur bien à leur seigneur, et étaient soumis au droit dit de suite ou de poursuite. Quant 2ixx\ serfs d'héritage, main-mor tables ou mortaillables, réputés tels à cause des héritages qu'ils tenaient des seigneurs, ils pouvaient se libérer en abandonnant leurs biens '• Hais partout l'homme sans terre ni seigneur, l'homme sans aveu, menai tune existence intolérable, exposé qu'il était aux rigoureuses lois édictées contre les vagabonds et les étrangers. Pour l'homme sans aveu, aucune résidence fixe n'était possible, puisque toute terre serve asservissait quiconque y séjournait un an^

Les taillables abonnés ou censitaires étaient souvent astreints à divers services personnels, à fournir des chariots, à battre le blé du seigneur, à faire exécuter par leurs bœufs tel ou tel travail, à s'acquitter parfois d'obligations singu-

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