‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 458 sur 538 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

LA FËODÀLITË. 4^7

infamant et exclusif de tout droit politique ^ Les gens des communes étaient de leur temps et de plus serfs échappés du bagne féodal; il leur était difficile de concevoir des idées de justice et d'humanité, dont personne alors ne se souciait. Leurs cités étaient des refuges contre la violence; on n'y pouvait guère voir fleurir des sentiments humanitaires.

La portée du mouvement communal n'échappa point aux plus avisés des classes supérieures : de la noblesse et de l'Église. Un archevêque de Reims qualifie à!exècrable cette institution des communes, « par laquelle les serfs se soustraient contre tout droit et violemment au domaine des maîtres '. » Guibert, abbé de Nogent-sous- Gouci, écrit au xii* siècle : c Gommune est un nom nouveau et détestable. Et voici ce qu'on entend par ce mot : les gens (aillables ne payent plus qu'une fois l'an à leurs seigneurs la rente qu'ils lui doivent. S'ils commettent quelques délits, ils en sont quittes pour une amende légalement fixée ^. > Mais la masse des seigneurs n'avait évidemment pas la vue si longue. Le mouvement communal ne fut donc pas sérieusement entravé, et il en résulta un grand développement industriel et commercial, la constitution de grandes fortunes indépendantes de la hiérarchie féodale, finalement la formation du tiers état et son entrée dans les assemblées délibérantes, quand l'heure de celle-ci eut sonné.

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