H. Sponcer, Sociologie^ III, 4SI
des dîmes, des amendes judiciaires. Â cela se joignent des revenus d'origine plus primitive, un droit de passage d'un dixième sur les caravanes et des tailles arbitraires datant de l'époque où le roi pouvait tout se permettre ^
A Kano, dans le Haoussa, les rois imposent déjà le commerce et même l'industrie. Le gouvernement afferme les boutiques au mois^ Quand on ne loue pas les boutiques aux marchands, on se dédommage en s'emparant d'une portion de leurs marchandises, par exemple, des deux tiers des dattes apportées au marché\
En outre, il est ordinaire, dans tous ces petits États, que le produit des amendes aille au trésor royal, sans parler des confiscations arbitraires. Dans l'Ouganda, les amendes se payent en esclaves, taureaux, vaches, chèvres, poules, même en œufs*. Dans l'Achanti, le droit d'héritage s'ajoute aux autres, mais il s'est particularisé : le roi est héritier de tout l'or que peuvent posséder ses sujets, du. plus élevé au plus humble ^ Ce droit régalien d'héritage dérive évidemment de l'opinion que le roi est le propriétaire souverain de son royaume. — C'est en vertu de la même prétention que les petits rois barbares de la Malaisie exigeaient ou exigent encore des taxes ou des redevances. Avant la domination hollandaise, ces princes concédaient des fiefs contre redevances et service militaire®. Ils accordaient aussi des terres aux communautés de village, qui supportaient en retour et collectivement des redevances en riz et des corvées '. A Souko , dans l'île de Sumatra, le roi levait une taxe de famille \