‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 468 sur 538 · Marsden, Hist. Sumatra^ H · texte numérisé non relu

Marsden, Hist. Sumatra^ H

A Lombock) le maître a établi une taxe personnelle, une capitation payable en riz et due par tout le monde, quels que soient le sexe et Tâge^ A Atchin, le roi n'exige de chaque propriétaire qu'une mesure de riz, par an, mais le contribuable doit la porter lui-même à la cour. C'est à la fois un tribut et une reconnaissance de vassalité. Mais ce sont surtout les droits de douane, à l'entrée et à la sortie, qui alimentent le trésor royal*.

A Siam, le roi, en principe propriétaire du royaume, des choses et des gens, lève d'abord un lourd impôt foncier^, puis vend très cher divers privilèges, comme le droit de pêcher dans les cours d'eau, celui de distiller Varak^ etc. ; enfm il s'arroge le monopole des plus fructueuses branches de commerce. Ainsi les détenteurs de toutes les denrées de prix, comme le sucre, le poivre, le benjoin, le hoisd'agiUiy etc., sont obligés de les céder au roi, moyennant un prix fixé par lui-même*. — Il serait superflu d'accumuler d'autres exemples. Ceux que je viens de citer sont suffisamment significatifs. Ils montrent nettement, que, partout ou Ton vit, soit en tribu monarchique, soit en petite monarchie barbare, les taxes, impôts ou redevances dépendent surtout du monarque, sont fixés selon son bon plaisir et spécialement employés à son entretien ou à ses dépenses personnelles. Rien n'est plus naturel, puisque la prétention du roi, prétention appuyée sur la force, est d'être le mailre absolu, le propriétaire du pays et de ses habitants. Dans les grandes monarchies barbares, nous allons retrouver en théorie le même principe fiscal, mais notablement amendé dans la pratique.

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