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Tout ce régime monarchique, au Mexique, n'a évidemment qu'un très médiocre souci de l'équité, pourtant le monarque ou les privilégiés ne consacrent point la totalité des produits de leur fiscalité à leurs besoins personnels. Dans l'empire du Mexique, où les tributs en nature s'entassaient dans les magasins royaux, il en sortait une partie sous forme de secours aux orphelins, infirmes et vieillards, ou bien pour entretenir les employés publics, nourrir les armées, etc. ^
Il est devenu banal de signaler la grande analogie qui existait entre l'organisation des anciens États de l'Amérique centrale et celle de l'ancienne Egypte. Le sol de l'Egypte avait été partagé entre le roi, la caste sacerdotale et la caste militaire; il était cultivé, moyennant redevance, par les prolétaires, et les magasins royaux servaient à l'entretien de la cour et aux dépenses guerrières. La caste sacerdotale* était franche d'impôts, ce qui est ordinaire, caries dieux sont évidemment au-dessus du fisc^ Après le grand allotement du sol entre les Egyptiens du peuple sous Sésostris, chaque lot dut payer une redevance annuelle. S'il faut en croire la Bible, les laboureurs égyptiens, après une grande famine, furent réduits en servage et s'engagèrent à céder au pharaon un cinquième de leur récolte annuelle^; car, dans cette circonstance, les greniers royaux avaient faitofQce de greniers d'abondance.
Le commerce fut longtemps interdit en Egypte; il ne pouvait donc y être question de droits de douane; mais le pharaon prélevait volontiers des tributs sur les vaincus; enfin, comme au Mexique et au Pérou, le peuple y était astreint à de perpétuelles corvées.
Il est probable que l'Ethiopie ancienne ressemblait fort