‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 472 sur 538 · Genèse, XLVII · texte numérisé non relu

Genèse, XLVII

à TEgypte sous le rapport des impôts, comme sous tous les autres. L'Ethiopie moderne, rAbyssinie, est, nous Tavons vu, en plein régime féodal, c'est-à-dire au régime des redevances et de la spoliation générale des petits. Gela est ordinaire dans toutes les féodalités, quels qu'en soient le pays, répoque et la race. Toujours la redevance, contrainte ou volontaire, souvent abusive, rend les impôts proprement dits peu nécessaires. Au Japon, où les pauvres serfs devaient céder aux classes supérieures jusqu'aux six dixièmes de leur récolte, il n'y avait aucun impôt ni sur les marchandises nî sur leur transit*.

Pour achever de passer en revue les modes et systèmes d'impôts et de taxes usités dans les sociétés fondées par les races de couleur, il me reste à parler de la Chine ; mais j'ai déjà exposé en détail le système fiscal usité chez les Célestes, je me bornerai donc aujourd'hui à l'apprécier. Dans le Céleste Empire, l'impôt n'a plus le caractère inique, vexatoire, capricieux, qu'il prend trop souvent dans les États barbares. L'État chinois agit en père de famille ; il se garde de pressurer la population et s'effoixîe d'employer les revenus publics en dépenses d'utilité générale. Les taxes sont modiques et généralement équitables. Le principal impôt est l'impôt foncier, qui est métrique, proportionnel à la surface, et par suite pousse au développement de l'agriculture. Un impôt personnel, très léger, s'ajoute à l'impôt foncier. Enfin diverses taxes sur les marchandises et leur transit, un impôt sur le sel, des droits de douane viennent accroître les ressources du trésor. Je rappelle que la somme totale des impôts, répartie entre la très nombreuse population de l'empire, ne représente qu'un peu plus de trois francs, par tète et par an. L'exemple de la Chine montre donc combien peuvent

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