I. — EN AFRIQUE ET EN ASIE
Les renseignements, que je viens de glaner au sujet de rimpôt dans les sociétés politiques fondées par les races de couleur, suflQraient presque à caractériser les phases principales par lesquelles a passé le régime des impôts; mais en matière d'impôts, comme en toute autre, les races blanches ont compliqué, perfectionné les procédés primitifs et il est indispensable de les examinera part.
Dans la race berbère, nous trouvons Timpôt aristocratique chez les Touareg du Sahara ; Timpôt républicain dans les villages kabyles. Dans le désert, les nobles touareg prélèvent sur les cultivateurs des oasis la d!me sémitique et se remontent, chez eux, en chameaux^; ils reçoivent aussi des tributs, des coutumes, de leurs clients étrangers ^ Dans les oasis républicaines, à Ghadamés par exemple, il en va tout autrement, les impôts ont un but d'utilité publique. A Ghadamés, la principale ressource du trésor public consiste dans le loyer des concessions d'eau ; toutes les eaux d'irrigation appartiennent en effet à la communauté ^ ; c'est même avec des concessions d'eau, que l'on rétribue les amins des corporations et le maître d'école *. Les tribus kabyles, dont l'or-