‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 474 sur 538 · I. Duvcyrier, Touareg, etc · texte numérisé non relu

I. Duvcyrier, Touareg, etc

t. Ibid., 344.

ganisatioa est si foncièrement républicaine, ne connaissent pasnonplusles impôtsde fantaisie ; toutes leurs contributions sont marquées au coin de l'utilité publique. Ces contributions sont diverses, tantôt éventuelles, tantôt fixes. L'impôt éventuel se lève au moment du besoin et est réparti par maison, par famille. La tribu kabyle ne grève jamais l'avenir au profit du présent; elle ne connaît pas l'emprunt. Le principal des impôts éventuels est l'impôt de guerre, qui se paye toujours en argents Je rappellerai que les impôts ordinaires sont au nombre de deux, dont ladlme, sur les récoltes; puis viennent s'y ajouter le montant des amendes, des taxes sur les naissances, mariages et décès, sur l'entrée des jeunes gens dans la djemâa, les droits de séjour que supportent les étrangers'. Le produit total de tous ces impôts est entièrement affecté à des dépenses d'utilité publique : établissement ou entretien des fontaines, des cimetières, achat de munitions, hospitalité, redevances aux marabouts et aux écoles^. Outre les impôts en argent ou en nature, la djemâa requiert encore pour des travaux d'utilité publique des prestations en travail, suivant qu'il est nécessaire*. Quoique la tribu nomade des Arabes soit aristocratique et monarchique, le système d'impôts y est encore simple, uniquement destiné à rémunérer les services publics du cbeik. Ce cheik, qui n'est encore qu'un fonctionnaire, perçoit la dîme de tous les revenus et profits. Cette dime lui est payée en nature par tous les Arabes mâles, de dix-sept à soixantedix ans. Une redevance spéciale grève en outre les terres cultivées, quand il en existe. Enfin les caravanes doivent acquitter l'universel droit de passage '\ En Perse, les tribus

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