V. Berghcm, Propr. terril., etc
né. Ces impôts élaient si bien entrés dans les mœurs, que, même après la dispersion, les Juifs les envoyaient annuellement à Jérusalem ^ Après rétablissement de la monarchie, la grande affaire fut de subvenir aux dépenses du prince et de sa maison, d'enrichir son trésor. Sous Salomon, les douze intendances du royaume entretenaient, chacune à tour de rôle et pendant un mois, la fastueuse cour du maître, qui percevait en outre les redevances imposées aux pays tributaires^ On sait que le plus clair de ces ressources, relativement grandes, servaient au sage Salomon à entretenir une armée permanente et un harem.
Cette démoralisation monarchique de l'impôt provient essentiellement du régime politique en vigueur. Elle est indépendante de la race. Les grands royaumes barbares, fondi'^s par les races aryennes, ne le cèdent en rien sous ce rapport aux monarchies sémitiques. Dans rinde,les paysans devaient verser dans les magasins royaux au moins le quart de leur récolte ^ Le Code de Manon le prescrit * ; mais, dans la pratique, il arrivait souvent que le monarque conCsquât tout ce qui n'était pas indispensable au maintien de l'existence du laboureur ^ Je rappelle en passant que si le paysan exploité pouvait souvent être réduit à souffrir de la faim, la caste brahmanique, elle , était exempte de tout impôt ^. Les ouvriers, les artisans, les soudras, qui, ne possédant rien, ne pouvaient rien donner, payaient l'impôt en corvées obligatoires'. La rapacité des monarques indiens est célèbre. Tous ceux, dont l'histoire nous est connue, prélevaient sur