Schœmnnn, loc. cit
Lktourneau. — L'Évolution politique. 31
chacun fut taxé suivant la quotité de ses biens : ce fut le Iri^ butum ex censu. Les prolétaires restèrent en dehors de rimpôl. La perception de cet impôt n*était pas affermée, il était levé par les chefs des vici et des pagi d'abord, puis par les tribuns du trésor. Le taux de l'impôt foncier était, dans le principe, d'un millième du capital. Seuls, les prêtres et les citoyens présents sous les drapeaux en étaient exempts.
Le trésor de la république avait encore d'autres importantes ressources; ce fut d'abord Yager publieuSy auquel venaient s'ajouter, dans la proportion d'un tiers, les territoires enlevés au peuple vaincu et que les censeurs affermaient pour un lustre aux particuliers. Ce Tonds territorial finit par être g<ispillé en colonies et en assignations^.
11 y avait en outre des droits régaliens, provenant du sel, des mines, dnportorium ou impôt perçu sur les marchandises arrivant à Rome par le fleuve. Enfin la source la plus féconde des revenus publics consistait dans les contributions des provinces. En effet la province payait à la fois la capitation et le cens, s'élevant jusqu'à la dime en nature ou en espèces du produit des terres.
Après l'établissement de l'empire, l'impôt prit de plus en plus un caractère monarchique. Auguste fit dresser le cadastre de l'empire, ce qui exigea un travail d'une trentaine d'années. L'empereur, qui avait d'ailleurs son trésor parlUculier, y joignit d'abord le fiscuSy les contributions des provinces impériales, laissant au sénat [l'oeranum, les contributions des provinces dites sénatoriales; mais au np siècle, Yœrarium fut enlevé au sénat et confié à un procurateur dirigeant des préfets. Dès lors toute distinction disparut et tout fut centralisé dans les mains du prince, qui institua même de nouveaux impôts, notamment la vicesima hœre-