Duruy, loc, cit,, patsim
ditaium^ le vingtième sur les héritages des gens riches, quand ils ne jouissaient pas d'un droit de succession sans testament. Ce droit fut établi dès Tan 5 de notre ère et les empereurs s'efforcèrent de l'étendre à toutes les transmissions. Ce fut même pour le généraliser que Caracalla conféra à tous les habitants de l'empire le droit de cité, en portant rimpôt sur les successions à 40 p. 100*, En même temps le taux des impôts indirects allait toujours croissant. Les droits de douanes, affertnésà des chevaliers dits publicains, s'élevaient, à l'entrée, du taux général de 2 et demi p. 100 ad valorem à 16 et demi, surtout quand il s'agissait d'objets de luxe. En outre il y avait des droits de sortie, mais seulement de 2 et demi p. iOO. Rome n'était pas plus libre échangiste qu'Athènes.
L'empire entretenait une armée permanente, une autre armée de fonctionnaires, une cour somptueuse; il lui fallait donc beaucoup d'argent. Dès le règne d'Auguste, on s'attacha à faire disparaître l'autonomie administrative des provinces et les Antonins achevèrent cette déplorable transformation. Le despotisme du prince finit par devenir absolu; sa parole fit loi et finalement Dioclétien put effacer les derniers vestige*s des institutions républicaines. Il s'habilla de soie et d'or, porta un diadème, obligea quiconque approchait de son trône à s'agenouiller pour adorer sa majesté, sa divinité. Dès lors, toutes les divisions naturelles, fondées sur les différences de race, sur la topographie, sur les anciens gouvernements historiques, etc. , furent abolies. On établit des circonscriptions artificielles, uniquement combinées pour la perception de l'impôt et l'on créa un peuple de fonctionnaires, constituant une noblesse administrative. Chaque classe de ces élus eut droit à une épithète élogieuse et spéciale :