‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 483 sur 538 · III. — ROYAUMES MÉROVINGIENS · texte numérisé non relu

III. — ROYAUMES MÉROVINGIENS

Nous avons vu qu'une fois installés en maîtres dans la Gaule, les rois mérovingiens, successeurs des empereurs, n'innovèrent guère en fait d'impôts. Ils profitèrent simplement de ringéniosité fiscale du Bas-Empire et autant que possible maintinrent l'ancien état de choses. Leur taxe principalecontinuaà être rimpôt foncier, établi d'après le cadastre romain, l'impôt sur le capital, basé sur la moyenne des revenus pendant une période décennale' et faisant abstraction du propriétaire. Cet impôt était profondément antipathique aux Germains, habitués à ne faire à leurs chefs que des dons soi-disant volontaires ^ Aussi les puissants, les privilégiés, les grands et les évêques réussirent le plus souvent à s'en faire exempter *. Mais la masse dut payer et jusqu'au vi* siècle, Timpôt foncier fut perçu d'après des rôles modelés sur ceux du cadastre impérial. Cet impôt n'était point levé par des agents de l'Etat, mais par les administrations municipales. Â tour de rôle, un certain nombre de curiales étaient chargés de le percevoir, sous leur propre responsabilité^, et c'était une lourde obligation à laquelle ils

Page 1