‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 494 sur 538 · III. — DANS L'AFRIQUE NÈGRE · texte numérisé non relu

III. — DANS L'AFRIQUE NÈGRE

Si de la Polynésie nous passons aux tribus sauvages de l'Afrique, nous verrons que, seule, la race a changé ; la férocité est la même. Il y a bien certaines différences dans la manière de tuer ; mais exterminer le voisin est toujours la grande affaire. Les pauvres petits Bochimans, qui sont plutôt des anthropopithèques quedes hommes, saventdéjà empoisonner leurs flèches avec le suc concentré d'un bulbe vénéneux, auquel ils mêlent du venin de cobra ^ Les Hottentots, encore pasteurs, avaient des bœufsde guerre, que l'on dirigeait avec des cordelettes fixées à un bâtonnet traversant les narines de l'animal*. Leurs petites hordes guerroyaient les unes contre les autres, se razziaient mutuellement, sans que jamais les krâls voisins du krâl attaqué fissent un mouvement pour le défendre ^.

Les voisins et ennemis des Hotlentots, les Cafres, non seulement bataillaient aussi entre eux, mais faisaient*aux Hottentots une guerre d'extermination. Après la victoire, ils montraient une férocité inouïe; ils achevaient les blessés^ égorgeaient les femmes, même alors que celles-ci imploraient leur pitié, en découvrant leur sein et criant : c Je suis femme ; je suis femme* ! >

L'Afrique tropicale est aussi le théâtre d'un vaste et incessant carnage, fomenté surtout par la cupidité. Ce sont de perpétuelles razzias ayant pour but de se procurer Abon marché du bétail et des esclaves, c'est-à-dire la monnaie du

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