‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 495 sur 538 · Thompson, Hist. utUv. roy., vol. XXIX · texte numérisé non relu

Thompson, Hist. utUv. roy., vol. XXIX

pays. Les nègres de TAfrique orientale, nous dit Burlon, sont devenus des loups à face humaine ^ Les Arabes, marchands d*esclaves, suivent ou donnent aux indigènes l'exemple de la sauvagerie. On attaque de nuit les villages; on incendie les huttes; on en fusille les habitants à travers le chaume brûlant; on coupe le poing aux cadavres pour s'emparer des bracelets de cuivre ou de fer; on pille Tivoire, les houes en fer; puis on emmène le bétail, les femmes et les enfants, valeurs marchandes^.

Au point de vue militaire, les plus remarquables de ces carnassiers humains seraient lesVouatouta, qui ont déjà une organisation guerrière, ne se débandent pas en cas d'échec, marchent au combat sur quatre ou cinq lignes de profondeur, transmettent les ordres guerriers avec des sifQels de fer. Leur chef n'expose point aux coups sa précieuse personne. Pendant le combat, il se tient à l'écart, assis sur un tabouret d'airain, en avant des membres de son conseil. LesVouatouta attachent un prix extrême à la gloire des armes: € Me vois-tu de loin? » (c'est-à-dire « le bruit de mes exploits est-il parvenu jusqu'à toi? »), telle est la première question qu'ils font à un étranger. Une réponse négative serait un castes bellP. Ces preux se livrent aussi à de perpétuelles razzias et leurs femmes les accompagnent souvent en portant leurs armes. Le fait est à rapprocher de mœurs analogues, en vigueur chez des peuplades voisines du Darfour, dont les femmes se placent derrière les combattants et leur fournissent constamment des fers de lance rougis au feu\

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