‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 496 sur 538 · IV. >- EN AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

IV. >- EN AMÉRIQUE

En Amérique, du Nord au Sud, nous trouvons, chez les tribus sauvages, une férocité qui ne le cède en rien à celle des nègres d'Afrique. Pour établir cette assertion, on n'éprouve qu'un embarras, celui de choisir entre la masse des faits éloquents qui ont été observés.

Les Indiens nomades de l'Amérique du Sud, les Araucanos, les Patagons, toutes les peuplades qui errent dans les pampas, vivent en temps de paix dans un état voisin de l'anarchie. En temps de guerre, et leurs guerres sont très fréquentes, elles se donnent un chef. La guerre est à leurs yeux la plus noble des occupations. A peu près nus, même pendant l'hiver, ces Indiens passent leur vie à cheval et leurs troupeaux de chevaux leur servent à la fois de montures et de garde-manger. Us galopent sans cesse, changeant de temps en temps de cheval et réservant leurs meilleurs coursiers pour le moment de l'action. Leurs armes principales sont une lance de huit pieds de long et le lasso. A leurs yeux, rien n'est plus beau qu'un cavalier penché sur le cou de son cheval et se précipitant la lance en arrêt sur un adversaire ^ — Un peu plus au nord, les Guaranis du Brésil ne connaissaient pas de trêve et dans les combats ils allaient jusqu'à s'entre-déchirer à belles dents. S'ils faisaient des prisonniers, c'était uniquement pour les égorger ensuite et les manger en grande cérémonie. Ces derniers, avant d'être sacrifiés, entonnaient leur chant de mort et rappelaient à leurs bourreaux combien des leurs ils avaient auparavant dévorés *. — Chez les Guaranis du Brésil, comme chez les

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