‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 497 sur 538 · Head, Hist. univ. voy,, vol. XLI · texte numérisé non relu

Head, Hist. univ. voy,, vol. XLI

2. Thcvct, Singularités de la France antarctique, 185, 187, 192, 199.

Néo-GuinéenSy la gloire d'un homme se mesurait au nombre d'ennemis qu'il avait mangés : c Au xyi"^ siècle, le cordelier Thevet, plus tard aumônier de Marie de Médicis, entendit un chef se comparer au jaguar et se vanter d'avoir mangé plus de 5,000 prisonniers. « J'en ai tant mangé, « disait-il; j'ai tant occis de leurs femmes et de leurs enfants... « Je suis grand; je suis puissant; je suis fort. »

Les mœurs des sauvages de l'Amérique du Nord étaient singulièrement analogues à celles des Guaranis, sauf que l'anthropophagie était, chez eux, plus rare. Les Chichimèques attaquaient quiconque pénétrait sans autorisation sur leur territoire ; ils scalpaient les vaincus, torturaient les prisonniers, dansaient autour de leurs têtes ûchées sur des pieux au milieu du village S Dans la province de Cuba, les femmes accompagnaient les hommes à la guerre, restaient à leurs côtés et quelquefois même marchaient à l' avant-garde '• Les sauvages du Mexique et du Nouveau^Mexique, dont les mœurs se rapprochaient si fort de celles des Peaux-Rouges, avaient pourtant, plus que ces derniers, perfectionné l'art de la guerre. Ainsi les Chichimèques construisaient des espèces de forts sur les hauteurs ^ A Tabasco, les Espagnols trouvèrent des tribus se battant en colonnes distinctes, ayant dejs villes et villages retranchés, palissades, des tours, des forts protégeant des positions stratégiques\ Les peuplades * habitant le nord du Nouveau-Mexique avaient aussi une tactique militaire et guerroyaient constamment^ Quelquefois elles défiaient chevaleresquement l'ennemi et lui fixaient un jour de bataille. Elles aussi mangeaient volontiers leurs

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