‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 502 sur 538 · Dorsoy, loc. cit.f 368. — Bancroft, loc. cit.f · texte numérisé non relu

Dorsoy, loc. cit.f 368. — Bancroft, loc. cit.f

501 L^ÉVOL^TION POLITIQUE.

Parfois pourtant ils étaient misa mort, quand on n'acceptait pas leurs propositions ^

Tout en ayant la passion de la guerre et de la guerre la plus atroce, certains Peaux-Rouges faisaient à son sujet des réflexions très philosophiques. Un chef, appelé leRai^ faisait remarquer au voyageur Lahontan que les chiens valaient , mieux que les hommes, puisque, à quelque nation qu'ils apppartinssent, il ne se faisaient jamais la guerre^ L'observation est fort juste et elle n'est pas à l'honneur du genre humain.

Nous venons de voir, que, chez les indigènes des deux Amériques, la guerre, la guerre farouche est profondément ancrée dans les mœurs. Pourtant, dans Texlrême nord de l'Amérique, dans les régions arctiques, chez les Esquimaux, on trouve de petits clans qui semblent (exception rare dans l'humanité) ne point connaître la guerre. Leui*s bandes, rencontrées par le voyageur Ross, n'avaient aucune arme de combat et Ton ne réussit même pas à leur faire comprendre ce que c'était que la guerre\ Cette singularité tient uniquement aux conditions particulières de Texistence dans ces déserts glacés, où la population est si rare que tout conflit est impossible. Au Kamtschatica, la même race des Esquimaux est fort belliqueuse et les tribus guerroient sans cesse pour se procurer des esclaves^ .

Règle générale : par toute la terre, les races sauvages, quelles qu'elles soient, ont la passion de la guerre et presque toutes la font à la manière des fauves. Nous avons maintetenant à voir ce que devient cet instinct féroce h mesure que les peuples progressent en civilisation, et tout d'abord dans les monarchies barbares fondées par les races de couleur.*

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