‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 503 sur 538 · V. — LE MEXIQUE ET LE PÉROU · texte numérisé non relu

V. — LE MEXIQUE ET LE PÉROU

De ces grands Étals barbares les plus voisins encore de la sauvagerie étaient sûrement les monarchies de TAmérique centrale : le Mexique ei le Pérou. Dans ces deux pays, curieux à plus d'un titre, la guerre était toujours la grande occupation sociale, mais chaque empire Tentendait à sa manière. Au Mexique, on n'avait guère fait que réglementer la sauvagerie peau-rouge. Le dieu delà guerre, Huizlilopotchli, était le plus honoré des dieux et les Mexicains entreprenaient d'incessantes campagnes uniquement pour se procurer les milliers de victimes humaines exigées par le culte de cette divinité altérée de sang : c'était par excellence le « dieu des armées >. Le prêtre, le sacrificateur, lui offrait d'abord le cœur palpitant de la victime et le reste du corps était ensuite mangé par les propriétaires du captif sacrifié. La religion mexicaine s'était donc bornée à sanctifier lesplus bestiales pratiques de l'humanité primitive : la guerre ayant pour but des festins de cannibales. Mais, comme la civilisation avait marché pour tout le reste, on avait déjà au Mexique une savante organisation guerrière, une discipline rigoureuse, tout un code militaire, condamnant le traître à être dépecé, punissant de la décapitation la désobéissance aux ordres des chefs, l'abandon du drapeau, elc.^ En même temps on apportait dans la guerre une certaine chevalerie. La guerre était toujours précédée d'une déclaration et de trois ambassades envoyées à l'ennemi ^

Le métier des armes était le plus estimé de tous après le

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