‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 507 sur 538 · Prescott, loc. cit. y I, 3U · texte numérisé non relu

Prescott, loc. cit. y I, 3U

508 L'ÉVOLUTION POLHIQUE.

de moitié dans ses entreprises guerrières. Sur une stèle de Karnak, onfait, dans une inscription, parler le dieu Àmmon, qui dit au roi : c Je suis venu, je l'accorde d'écraser les barbares d*Asie, etc. ^ > : le Pharaon n'est donc que le bras droit de la divinité.

' En Eg\'ple, la division en castes était plus rigoureuse encore que dans l'Amérique centrale. Une caste guerrière était spécialement chargée des opérations militaires et chaque soldat avait en récompense la jouissance d'un lot de terre, suffisant pour lui assurer une existence aisée. On n*en était plus, en Egypte, au cannibalisme religieux et guerrier des anciens Mexicains, mais la guerre était toujours atroce, comme le montrent assez certaines pratiques. Ainsi après une victoire, on avait coutume d'amputer les phallus et les mains des ennemis tués durant le combat et d'apporter au roi ces hideux trophées, qui étaient comptés avec soin et chargés sur des ânes ou des chariots. Des inscriptions de Karnak contiennent un inventaire détaillé de dépouilles de ce genre recueillies sous Ménephtah (XIX* dynastie), en repoussant une invasion de Libyens alliés à divers peuples m.^dilerranéens. On y lit les mentions suivantes :

Généraux libyens tués, phallus coupés et rapporlés G

Libyens — — 6.359

Sicules — — 222

Étrusques . — — 542

Sardiuiens — — (...)

Acbaïens — phallus apportés au roi 6.111

Un texte de Médinet-Habou, qui peut se rapporter à cette guerre, donne un total de 12,52â mains et phallus coupés^

Cette coutume phallotomique, absolument sauvage, me servira de transition pour passer de l'Egypte ancienne à

Page 1