‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 51 sur 538 · Fiteroy, Narrative, l. II · texte numérisé non relu

Fiteroy, Narrative, l. II

i. Darwin, Voyage d*un naturaliste j 232.

races humaines. Nous les passerons successivement en revue.

Une population d'un type très, inférieur, à la peau presque noire, et tout à fait distincte des Peaux-Rouges, occupait certains districts de la Californie. Ces indigènes n'avaient, au dire d'un missionnaire jésuite, qui a vécu dix-sept ans parmi eux au siècle dernier, ni gouvernement ni lois. Us étaient tous égaux ; chacun d'eux agissait à sa guise sans se soucier de son voisina Cette assertion du père Baegert est confirmée par un missionnaire français, son contemporain, qui dit aussi en parlant des Californiens: < Chaque famille se fait des lois à son gré et c'est apparemment ce qui les porte si souvent à en venir aux mains les uns avec les autres ^ > Leur férocité ne semble pourtant pas avoir été excessive, puisque les religieux catholiques purent sans trop de peine les réduire en missions analogues à celles du Paraguay, les soumettre à un travail servile, sous le fouet des corrégidor?, et leur imposer la monogamie, à eux qui, comme les Peaux-Rouges, leurs voisins, pratiquaient auparavant la polygamie fraternelle, c'est-à-dire prenaient pour femmes des lots de sœurs *\ De ce dernier Irait de mœurs on peut peut-être inférer que les Californiens noirs tendaient à sortir de l'anarchie originelle, que déjà ils commençaient à s'organiser en clans.

Chez les Esquimaux d'Amérique et chez ceux du Kamtschalkaleprogrèsestplusaccuséencorc,ranarchie commence à s'ordonner, la horde mérite déjà le nom de clan. Parfois elle a une habitation communeV Le droit de propriété y est réglé avecunvifsoucidela solidarité et de la justice^ Tout homme doit chasset* le phoque et la baleine, tant qu'il est en état

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