II. — LE RÉGIME PARLEMENTAIRE
L'une des plus retentissantes de ces critiques a été lancée par II. Spencer, qui pousse à outrance la théorie individualiste, le « laissez faire, laissez passer » des économistes industriels. L'autorité absolue des rois, dit-il, pouvait logiquement se soutenir, quand le monarque se réclamait du droit divin : on ne discute pas les ordres des représentants de la divinité. Mais les parlements, ayant pris la place de la royauté, se sont tout simplement attribué les mêmes droits régaliens, la même omnipotence. Il semble, dit H. Spencer, que l'huile d'onction ait glissé d'une seule tête sur un grand nombre*. C'est, conlinue-t-il, une véritable superstition, la grande superstition moderne, moins excusable que le fétichisme du nègre, puisque l'homme civilisé attribue à la législature qu'il a créée, à l'idole faite de ses mains, des