Bancraft, Native races. I, i
mariages. La tribu, Tensemble des clans, a aussi son totem différent de celui des clans, mais commun à tous.
A leur tour, les tribus peuvent former entre elles une plus large confédération politique. Ainsi les nations des Iroquois et des Algonquins, dont chacune était déjà une confédération, firent pacte ensemble, au siècle dernier, pendant un certain nombre d'années. Tant que dura cette confédération, les Iroquois s'adonnèrent surtout à Tagriculture, les Ilurons à la chasse. De part et d'autre, on échangeait ses produits. De plus les Algonquins s'étaient engagés à défendre les Iroquois contre toute attaque étrangère ^ Le pacte ayant été déchiré, les Iroquois abandonnèrent les arts de la paix pour ceux de la guerre et se mirent à exterminer leurs voisins. Le nation des Iroquois avait déjà une certaine importance. Elle se composait de cinq tribus ou cantons comptant chacun en moyenne une douzaine de milliers d\^mes réparties en nombreux clans. Chaque année, ces cinq tribus se dépêchaient réciproquement des députés visiteurs afin de constater et de raffermir leur étroite alliance. A cette occasion on donnait un solennel festin d'union, et l'on fumait cérémonieusement la grande pipe, le calumet des cinq cantons*. — Ces grands banquets, ces agapes, étaient dans les mœurs des Peaux-Rouges. On en organisaitdansles clans, à toutpropos: pour lancer une pirogue, pour décider la date d'une pèche, pour un mariage ou une naissance, pour les initiations \ Si l'affaire à débattre et à décider intéressait tous les clans d'une tribu, le feslin devenait une fêle publique. On commençait par supputer le nombre des convives au moyen de grains ou de bûchettes, que l'on distribuait ensuite dans le village. En même temps un crieur public, un héraut, averlis-