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LaUtau, Mœurs des sauvages^ II

LES ORIGINES DU GOUVERNEMENT. 4i

sait que c la chaudière était pendue dans telle cabane >. Ni les femmes ni les jeunes gens ne prenaient part & ce repas. L'amphitryon faisait les honneurs de la fête. Il no touchait pas aux mets, veillait à faire servir les convives, les servait lui-même, faisait offrir les meilleurs morceaux à ceux des assistants que l'on voulait distinguer. Puis il chantait les exploitsaccômplisparla nation. Ensuite un orateur exposait le but de la réunion. A la fm venaient les danses inaugurées parle maître du banquet, successivement imité par chacun des assistants. Les spectateurs accroupis marquaient la cadence et toute la cérémonie durait de longues heures ^

Ces feslins, qui préludaient à toutes les entreprises importantes et durant lesquels on les décidait, étaient ordinairement donnés par un personnage notable, par un chef. Voici comment procédaient les Omahas. Avant de partir pour la chasse, par exemple, pour une de ces grandes chasses aux bisons, qui étaient des événements intéressant toute la communauté, le principal chef organisait une de ces féles gastronomiques. Oii s'assemblait ordinairement dans sa cabane, après convocation par les crieurs; chacun se plaçait à son rang; les pipes sacrées étaient allumées et circulaient de bouche en bouche. Puis l'un des notables exposait la question à décider. Devait-on partir pour la chasse et dans combien de jours? L'accord une fois fait, les chefs fixaient définitivement la date du départ. Ensuite, sur Tordre d'un chef, un jeune homme servait les mets, en offrant le premier morceau aux quatre vents. Ce qu'il y avait de meilleur était placé devant les chefs. Chaque convive remerciait en termes affectueux et appropriés : « Merci, frère aîné! — Merci, jeune frère! — Merci, frère de ma mère. > Puis les vieillards témoignaient leur gratitude à

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