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ment avec lui et le reconnaît pour son successeur, en le comblant d'éloges, le jour où il a été par lui vaincu et renversé *.
Les Hottentots nous font donc assister à une évolution politique, intéressante par cela même qu'elle est primitive et rudimentaire. C'est d'abord la horde bochimane, tout à fait comparable, à la horde animale et oii domine le père, souvent monogane^, quand la bande est peu nombreuse; puis certains groupes arrivent à la vie pastorale; dès lors, moins absorbés par la lutte pour vivre, ils acquièrent quelque industrie, se choisissent un chef, primitivement élu surtout pour sa richesse relative et dont la principale fonction est de les conduire aux combats. Enfin ce chef devient héréditaire. La possession de riches troupeaux est si bien la raison d'être de cette organisation dernière que leur perte entraîne parfois une évolution régressive. Thompson a vu des krâls hottentots, qui, ayant perdu leur bétail, étaient redevenus Bochimans, et vivaient, comme ces derniers, de chasse et de cueillette \
Le type hottentot a donc passé de la horde anarchique au régime monarchique, et il est permis de croire que la direction de cette évolution a été déterminée surtout par le besoin de guerroyer et par la possession d'animaux domestiques, d'où la richesse individuelle et l'inégalité. D'autres primitifs, auxquels les circonstances n'ont pas permis soit de se procurer du bétail, soit de domestiquer des animaux, soit de se créer, de manière ou d'autre, des valeurs accumulables, ont évolué tout différemment et de la horde primitive ont passé au clan réglementé, puis à la tribu républicaine. A ce point de vue, le type social le plus intéressant est celui