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LA TRIBU MOMARGHIQUE. 73.
pei^onnes avaient encore des habitations communes ^ Dans certains de ces clans, les femmes appartenaient à tous les hommes du groupe'. Dans chaque village, il y avait des magasins communs pour les provisions de réserve, les engins de pèche. Cos édifices publics étaient même construits avec un certain luxe et toujours plus beaux que les maisons des chefs ^. Souvent, en cas de guerre ou d'entreprise intéressant la communauté, on choisissait pour chef celui qui avait déjà fait preuve de courage et de prudenceS et, l'expédition finie, le chef improvisé rentrait parfois dans la foule (Cook, Hist. univ. voj/., vol. VIII, 103). Toujours les chefs se conformaient à l'opinion publique et ils ne pouvaient faire la paix ou la guerre sans l'assentiment duclan^. Chaque, tribu était on petit État indépendant, dont le chef, en temps de paix, n'avait presque aucun pouvoir. Ses privilèges consistaient à prélever une dîme sur les provisions de ses sujets et à vivre dans une noble oisiveté ®. Mais il existait déjà une aristocratie héréditaire, celle des rangaiirasj et tous les chefs appartenaient à cette caste rigoureusement fermée aux gens du peuple \
Dans tous les archipels polynésiens, l'unité politique est la tribu ou le clan ayant son aristocratie, son chef héréditaire; mais celui-ci est toujours assisté d'un conseil de nobles ou de chefs inférieurs, que, dans les circonstances graves, il consulte en assemblée publique^. Il en était ainsi à Samoa, à Tongatabou, à Taîti, etc. Comme le faisaient les tribus peaux-rouges, les clans ou tribus de la Polynésie ne