‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 88 sur 538 · EUis, Polyneiian Researehetr H · texte numérisé non relu

EUis, Polyneiian Researehetr H

restaient pas toujours isolés. Tantôt les groupes, les vallées, les villages se confédéraient, sans aliéner leur indépendance, comme on Ta observé à Samoa ^ Plus souvent un chef puissant soumettait ses voisins, leur imposait des redevances, un vasselage, d*oû naissait une sorte de féodalité rudimentaire. A la Nouvelle-Zélande, un chef, Shongui, commandait à dixsept districts*. Dans plusieurs archipels, à Tonga, aux lies des Navigateurs, aux Sandwich, & Taîti, une véritable féodalité, d'une structure très analogue à la nôtre, s'était organisée. L'archipel de Tonga obéissait tout entier à un chef suprême, réputé issu des dieux; c'était le toui-tonga. Audessous de lui, il y avait des grands chefs (eguis)] au-dessous de ceux-ci des chefs inférieurs (malaboles) ; plus bas encore une classe moyenne (monas) et enfin la plèbe, les iouas^ analogues aux kikinos néo-zélandais. Enfin des sortes de chevaliers errants, toujours armés en guerre, cherchaient des aventures au besoin jusqu'aux îles Fidji. Ils se targuaient de dévorer les cadavres de leurs ennemis et tenaient à honneur de mourir en combattante

Un régime identique était établi aux îles des Navigateurs, avec plus de rigueur encore, puisque non seulement les castes, mais même les professions de pêcheurs, de charpentiers, etc., étaient strictement héréditaires*.

Les archipels des Sandwich, de la Société avaient aussi leur société féodale, un grand chef ou roi, trônant sur des chefs princiers, les arii^ à leur tour suzerains de chefs inférieurs, et enfin la plèbe servile, les tontons taïtiens. Chaque noble gouvernait un district proportionné à son range Dès

Page 1