‹ L'évolution politique dans les diverses races humainesChapitre 89 sur 538 · Moerenhout, Voy. aux îles, etc · texte numérisé non relu

Moerenhout, Voy. aux îles, etc

le temps de Gook, Tile de Taîti tout entière obéissait à un monarque ^ Aux îles Sandwich, les gens du commun étaient attachés à la glèbe et passaient avec la terre d'un chef à Taulre'. Toutes les dignités étaient héréditaires, mais souvent en li gne collatérale ou féminine ^ Aux lies des Navigateurs, le roi régnant pouvait choisir son successeur dans sa famille; mais le grand conseildeschcfs devait ensuite ratifier ce choix dans un kava solennel \ A Talli, la succession du pouvoir royal se faisait du père au fils, avec cette particularité curieuse que le fils remplaçait, en droit, son père dès rinstant de sa naissance. Dès lors le père descendait au rang de régent et devait à son héritier à la mamelle des marques de respect. Il ne pouvait, par exemple, paraître devant lui sans se découvrir jusqu'à la ceinture ^

Le principe héréditaire dominait partout. Tous les titre<:, toutes les dignités étaient héréditaires; la souveraineté pouvait même se transmettre aux femmes à défaut d'héritiers mâles ^

Les terres, les domaines, payaient des redevances arbitraires aux suzerains, mais n'étaient pourtant pas des bénéfices révocables,^ car ils ne revenaient pas au suzerain en cas de déshérence. C'était des propriétés privées, inviolables ^ — Partout, et surtout dans les archipels les moins sauvages, le principe monarchique et aristocratique s'étalait dans toute «on exagération. Les grands chefs étaient plus que des mortels ordinaires; ils étaient de sang divin. Dans l'archipel néo-zélandais, le moins féodal de tous, les naturels appe-

i. Cook, Hist. univ. voy.y vol., X, 112.

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