‹ L'évolution politique et sociale de l'égliseChapitre 8 sur 26 · XXXI II · texte numérisé non relu

XXXI II

C'est surtout au point de vue de la politique intérieure du parti républicain que j'ai publié mes articles. Voilà pourquoi je me suis attaché à décrire l'état vrai des partis entre lesquels se divise la France, et enfin à marquer leur inévitable transformation à la veille de reparaître devant le suffrage universel. J'ai été amené ainsi à revenir souvent sur les mêmes idées et le plus souvent dans les mêmes termes. Je prie le lecteur de me pardonner ces répétitions, s'il les trouve trop choquantes ; mais il ne lui échappera pas qu'un livre d'éducation politique ressemble, par ce caractère môme, à toute œuvre d'enseignement, laquelle ne vit que de démonstrations sans cesse reprises et d'affirmations toujours renouvelées. D'ailleurs, cette méthode, avec tous ses inconvénients, a eu pour avantage de m'obliger à présenter révolution de l'Eglise sous toutes ses faces et à des points de vue souvent opposés. Tel fait qui paraîtra sans importance aujourd'hui en avait beaucoup en son temps. Parmi les événements grands ou petits dont on trouvera ici l'histoire , il en est qui vraisemblablement sont déjà oubliés : à leur occasion, j'ai exposé certains principes de conduite politique qui demeurent et gardent toute leur vérité.

Je n'ai pas eu à dire si j'approuve ou si je blâme l'évolution politique et sociale de l'Eglise; j'ai insisté assez de fois sur l'idée que l'Église n'accomplit pas cette évolution dans l'intérêt du parti républicain, mais dans son intérêt propre, pour

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