‹ L'évolution religieuse comtemporaine chez les Anglais, les Américains et les Hindous [microform]Chapitre 112 sur 135 · ORIGINALITÉ DE LA TENTATIVE DE KESHUB · texte numérisé non relu

ORIGINALITÉ DE LA TENTATIVE DE KESHUB

contemporains, ont montré l'identité du sentiment religieux sous la multiplicité de ses manifestations. Quelques penseurs, tels que Proclus, Jamblique, Alexandre Sévère dans l'antiquité, Akbar dans l'Inde du moyen âge et, jusqu'à un certain point, Auguste Comte dans notre siècle, ont même essayé de fonder un culte universel, — non pas en éliminant les éléments différentiels des principales religions, à la façon du théisme anglais et du transcendantalisme américain, — mais en juxtaposant soit leurs rites et leurs symboles, soit les noms et les formes sous lesquels ces religions conçoivent l'objet suprême du culte.

Telle est également l'œuvre entreprise par Keshub, et s'il y a une différence, c'est que l'auteur de la Nouvelle Dispensation a réussi à fonder une religion là où ses prédécesseurs n'ont guère pu faire sortir leur syncrétisme du domaine de la fantaisie individuelle. Seul peut-être, le polythéisme romain avait fini par devenir un amalgame de ce genre; mais il restait une juxtaposition plutôt qu'une synthèse des divers cultes pratiqués dans l'Empire. Il était réservé à la Nouvelle Dispensation de nous offrir une Église vivante, fondée tout d'une pièce avec des matériaux empruntés aux cultes les plus disparates, — et ce n'est pas là un des traits qui contribuent le moins à rendre son développement si curieux à suivre pour quiconque s'occupe d'histoire religieuse.

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