LES PRESBYTÉRIENS
dans leurs écoles de dimaDche et dépensent, en moyenne, 5 millions de francs par an pour leurs œuvres de propagande ou de bienfaisance. C'est de leur secte que sortirent, en 1792!, les premières missions étrangères du protestantisme. En théologie, ils sont moins stricts que les méthodistes ; l'arminianisme domine dans un grand nombre de leurs églises; quelques-unes confinent aux doctrines sociniennes et unitaires.
Les presbytériens et les indépendants, qui descendent de l'ancien puritanisme calviniste, ne se sont pas développés dans la proportion des autres communautés dissidentes. En Ecosse, le presbytérianisme est la religion d'État ï; mais, en Angleterre, il ne compte que 2l75 congrégations avec 56,099 communiants. En Irlande, d'autre part, il forme une des sectes protestantes les plus répandues, car il y possède 485,503 adhérents.
Le pt-esbytérianisme est essentiellement calviniste dans son organisation et dans ses dogmes. Chaque congrégation y est administrée par un ministre, assisté d'anciens [Elders). Les congrégations d'un même district sont régies par des presbytères, assemblées
' En Ecosse, la population se partage, depuis 1843, entre l'Église oflBr cielle, the Kirk of Scotland, et une Église libre, Free Kirk. Cette dernière a les mêmes principes et la même organisation que l'Église olHcielle; seulement, elle repousse le droit de patronage qui, lors de cette scission, existait encore dans l'Église d'Ecosse au profit de certains propriétaires féodaux. Aujourd'hui, dans les deux Églises, chaque congrégation a le droit de choisir son ministre parmi les candidats régulièrement ordonnés. Il convient d'ajouter que cette séparation a fortement affaibli le principe de l'union entre l'Église et l'État ; il se pourrait même que le disestàblishmentde l'Église oflacielle d'Ecosse ne fût plus fort éloigné.
formées des différents ministres, et d'un laïque par paroisse. Les presbytères, à leur tour, sont reliés par des synodes provinciaux; enfin ceux-ci dépendent d'une assemblée générale composée, d'après le même principe, partie d'ecclésiastiques et partie de laïques. — Le culte presbytérien se distingue, surtout en Ecosse, par son austérité : pas d'orgue, de liturgie, d'autel, de vêtements ecclésiastiques ni de symboles religieux. Les églises, vierges de tout ornement, sont de simples salles d'assemblées. En Angleterre, les presbytériens tendent de plus en plus à se relâcher de celte sévérité dans la forme comme dans le fond du culte .
Les congrégationalistes qui descendent des anciens indépendants, ne se distinguent des presbytériens que par l'autonomie absolue de leurs églises. Leurs ministres n'ont même pas besoin d'une ordination spéciale; tout individu, appelé par une congrégation, tient de ce choix le droit de prêcher et d'administrer les sacrements . La plupart des églises congrégationalistes sont reliées par une assemblée de délégués qui porte le nom de Congregatlonal Union; mais elle n'exerce aucune autorité sur les congrégations particulières; elle n'a d'autre objet que de favoriser un échange de vues et d'organiser une action commune entre les Églises, principalement sur le terrain de la charité et de l'éducation. Les congrégationalistes possèdent dans la Grande-Bretagne 14 collèges pour la préparation de ministres . Ils comptaient en Angleterre, à la fin de 18821, 3,409 lieux de culte, avec ^,710 ministres.
Viennent ensuite — en omettant les unitaires dont