ST2 L AVENIR RELICIEUX DE L INDE
portent que, dans l'île de Ceyian, ils ont ramené au bouddhisme des milliers d'indigènes convertis par les missionnaires chrétiens '. La Société théosophique de l'Inde, qui centralise aujourd'hui cette propagande, a pour organe The Theosophisl, qui se publie à Bombay.
Il y aurait peut-être d'autres mouvements encore à signaler non seulement dans l'hindouisme, mais aussi parmi Jes autres cultes de l'Inde. Il s'est formé sur plusieurs points, surtout parmi les brahmanes, des Dharma-Saithâs (Association de la Loi), qui ont pour objet le retour aux traditions et aux rituels des Vêdâs. En apparence, il y a là un réveil d'orthodoxie; mais, en réalité, ces associations, comme le constate M. Barth, sont le produit de l'esprit critique et concourent à développer des sciences qui tendent à détruire la superstition *. — On peut en dire autant des anjumana, sociétés mi-littéraires et mi-religieuses, qui se sont établies parmi les populations musulmanes de l'Inde pour répandre le goût des lettres et des arts, la pratique de la poésie et l'étude des sciences religieuses.
Il n'est pas jusqu'aux populations non aryennes, encore à demi sauvages, qui ne semblent travaillées
' Fifty-eighth Annual Report of the Sritish dnd Foreign Unilarian Association. Londres, 1883, page 48. — La section bouddhiste de la Société théosophlQDe a récemment publié un catéchisme bouddhiste à l'usage des ' Cingaiais, aïec une préface du colonel Olcolt où se Usent ces lignes : « Les signes abondent qui font prévoir que de toutes les grandes croyances du monde, le bouddhisme est destiné à être dans l'avenir la religion dont on parlera le plus et qui ae trouvera présenter le moins d'antagonisme avec la nature et la loi. Qui oserait dire que le bouddhisme ne sers pas la religion qui sera choisiet » Ce catéchisme, rédigé en cingaiais et en anglais, est revêtu de l'approbation du grand-prétre de Sripada. {Reoue de Vhiitolre des religions, tome VIII, n" 1, 1883.)
* A. Babth, op. cit., page 63.
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