L AVENIR DELICIEUX DE L INDE
à la religion d'Auguste Comte ^. De même, les sécularisies anglais ne sont pas éloignés de regarder l'Inde comme leur conquête prochaine, parce qu'il existe à Madras un petit groupe de libres penseurs indigènes aflfiliés à la National Secutar Society. Enfin, chaque fois qu'une Église chrétienne parvient à faire quelques recrues de valeur, on ne manque pas de dire quel'Inde est à la veille d'embrasser, suivant le cas, le catholicisme ou le protestantisme.
Il est évident que le christianisme dans ses diverses formes — tout comme le comtisme et le sécularisme — agissent et continueront à agir sur l'évolution religieuse de l'esprit hindou; mais il est peu probable qu'elle emprunte à l'un ou l'autre de ces facteurs son expression générale et définitive.
L'introduction des idées européennes, en bouleversant les anciennes croyances de l'Inde, a produit, dans plus d'un cas, surtout au sein de la classe lettrée, une complète indifi'érence religieuse, parfois même un dédain de l'idéal et une recherche exclusive des jouissances matérielles qui trouvent leurs antécédents dans la philosophie matérialiste des Cârvâkas'.D'autre part, l'hindou a toujours eu un faible pour les théories de l'illusion universelle, — la mdyd, — qui se rencontrent au fond des systèmes athées aussi bien que panthéistes. Hume lui-même et ses continuateurs
1 Dwarka Nàth Mittar monrnt en 1874, près de Calcutta. L'Église poii-
tivlBta de Londres lui a dédié une tablette arec l'inacription suivante :
DWARKA Nath Mittbs.
Primipilo délia saata milEzia
Nell- Oriente.
* MoNiBB Williams, Sinâowism, page 225.
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