‹ L'évolution religieuse contemporaine chez les anglais, les americains et lesChapitre 18 sur 135 · U CRISE DU SPIRITUALISME · texte numérisé non relu

U CRISE DU SPIRITUALISME

systèmes qui admettent, soit un développement du monde dans le sens d'une imperfection croissante, comme chez les gnostiques, soit une série de créations brusques et arbitraires, comme dans la Genèse.

D'autre part, le spiritualisme rationaliste s'est peu à peu remis du déatirroi où l'avait jeté la philosofihie nouvelle, et on a vu jusqu'à des théologiens montrer que le théisme pouvait se passer de cause première aussi bien que d'interventions surnaturelles dans l'explication de l'univers. « Nous devons désormais, — écrit le Rév. J. Martineau dans l'introduction de l'ouvrage de J. J. Tayler sur la vie religieuse de l'Angleterre *,— renoncer à trouver un jour de naissance pour la matière, pour les lois, pour les espèces, pour les planètes ou même pour l'homme. D'un autre côté, on n'a plus à désespérer de faire rentrer (ous les phénomènes connus dans îe plan probable d'un ordre naturel... Nous concevons Dieu, non plus comme la cause première, antérieure au développement des^ chores, mais comme une caure immanente, qui, loin d'être exclue par les causes secondes, coïncide avec elles, tout en les dépassant. Nous le concevons comme l'agent réel, unique, toujours virant, dont les manifestations doivent être classées et interprétées, par la science dans le monde extérieur, par la consciente dans le monde interne. Ce chHngement de conception est dû à l'affaiblissement des théories purement mécaniques et à la pi édomiiiance croissante de la

' A Eelroapect of the religions Ufe ofEngland. 2* éd. Londree, 187fl. Inlrodiiction , p. 32.

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