LE COSHISHE ET LA REUGION DE L ÉVOLUTION
dans la faculté de percevoir sous un angle spécial ^ les théories philosophiques ou scientifiques, en apparence les plus réfractaires à toute construction métaphysique. C'est ce procédé de spiritualisation que M. 0. B. Frolhingham décrivait de la sorte eu ouvrant la troisième session de la Free Rdigious j4ssociation : « Vogt et Buchner professent le matérialisme ; ils démontrent l'intelligence. Huxley nous parle de protoplasme; il nous frappe d'étonnementea présence de la pensée. Moleschott nous dit que la lumière est la source de la vie ; il amène nos fronts à s'incliner devant la Lumière incréée. » — « Le sentiment religieux, disait également M. W. C. Gannett en 1875, devîeut plus profond avec les progrès de la science; car celle-ci ne fait qu'accroître le sens du mystère qui est au fond de la religion... Remerciez la science non seulement pour le connu, mais encore pour l'inconnu, pour la vision d'un au delà, que partout elle nous suggère. Et cette vision n'est pas seulement dans les hauteurs et dans les profondeurs; elle se retrouve jusque dans les choses les plus voisines et les.plus familières. Comme la vie divine se rapproche ainsi de nous ! Les moindres divisions de l'espace et du temps nous révèlent partout la présence de celui qui est la Loi, la Justice et l'Amour '. »
On peut dire que c'est là du pur mysticisme.
Mais les préoccupations que révèle ce langage n'en tiennent pas moins une part considérable dans les travaux actuels de ce qu'on peut nommer le