S88 LE THÉISME DANS L INDE COMTEHPORAINE
l'imprimerie qui venait de s'introduire dans l'Inde, je dénonçai leurs erreurs, dans des ouvrages et des brochures en plusieurs langues. Le terrain sur lequel je me plaçais dans toules ces controverses était l'opposition, non pas au brahmanisme, mais à ses déviations, et je tâchais d'établir que l'idolâtrie des brahmanes était contraire aux pratiques de leurs ancêtres, comme aux antiques préceptes des ouvrages et des autorités qu'ils professaient de révérer et de suivre '. » 11 s'était mis courageusement à apprendre, — outre le persan, l'arabe, le sanscrit et l'anglais — l'hébreu et le grec, afin de puiser aux sources originales la connaissance des principales religions qui ont joué un rôle dans l'hisloire. M, Monier Williams en parle comme du premier investigateur sérieux que le monde ait produit dans la science des religions com-
Ces rechercbes, en élargissant encore son horizou rehgieiix, lui avaient inspiré le projet de fonder un culte sur la simple croyauce à l'unité de Dieu et à la vie future. Mais, déshérité par son père, il se trouva réduit à accepter les modestes fonctions de diwân chez le receveur anglais de Rangpour, et c'est seulement en 1814 qu'il put se fixer à Calcutta pour s'y vouer à la propagation de sa doctrine. Celte doctrine procédait directement du vêdâota; toutefois, des deux propositions qui constituent le fond de ta philosophie vêdântine ; l'unité de Dieu et l'illusion de l'existence
■ V. \'At?ienmum, de Londres, 5 octobre 1833. < Indfan Theistic Reformert (dans le Xlll- vol.. Royal Asiatic Société).
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