II. — RITES FUNÉRAIRES
Dans nombre de districts, les riles funéraires, la manière d'enterrer les moris, sont à peu près identiques à ceux des Cafres et semblent bien attes^^r une commune origine. Dans rYourriba» au Borgou, à Koulfa, les cadavres sont déposés dans des sortes de puits, profonds d'environ six pieds et fort étroils. Avant d y introduire les corps, on a soin d'en attacher les poignets au cou, de replier les membres inférieurs et de les lier au tronc, en résumé, de donner au corps la position accroupie. Dans le Borgou, la sépulture est creusée sous la maison même du défunt'. A Koulfa, le puits funéraire est souvent pratiqué sur le seuil môme de rhabitation, quelquefois dans les bois '. A la partie supc« rieure de la fosse putéiforme, on a soin de ménager une petite ouverture'. Chez les Timannis, il existe dans les villes des maisons spéciales servant de charniers où sont déposés les restes des chefs et des rois*. Dans le mur de ces maisons, toujours closes, on a ménagé aussi d'étroites ouvertures, dont nous verrons tout à l'heure Tusage. Les Bambaras de Kaarta, qui ne semblent pas user de la fosse en puits, sûrement à cause de Tinfluence mahométanc, élèvent un tumulus sur la tombe, ce qui peut être une tradition berbère, ou bien dressent du côté de la lêle une pien'e de 50 à 60 centimètres de hauf. Leurs tombes sont indifféremment placées soit dans la cour des cases, soit dans les champs, soit sur les bords des chemins, excepté celles des chefs, qui ordinairement sont inhumés à la porte de leur tata^'.
i. Clappcrton. Second voyage. H ut, univ. voy. vol. XXX i 173. 2. /frirf. 276.. .