‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 113 sur 555 · ikffendKouu^voy.aupaysdesNèffreÈ.UùOi · texte numérisé non relu

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m ttyoLUTiori religieuse.

Les pratiques funéraires, usitées dans ces divers pays, ne permettent pas de douter que Ton n'y croie à une survivance après la mort. Ainsi, dans le Borgou, on a bien soin de tuer le cheval et le chien du défunt, pour que leurs ombres accompagnent leur maître dans Tautre mondée A Koùlfa, près de roiifice ménagé à la partie supérieure du puits funéraire évidemment pour pouvoir communiquer avec le défunt, les parents et amis déposent des lobés ^ des pagnes, en recommandant au mort de distribuer ces objets à tel ou tel parent ou ami précédemment décédé'.

Au pays dès Timannis, des jours sont ménagés dans les parois des charniers et, par ces ouvertures, on introduit à certaines époques, des aliments cuits et du vin de palme. Dans l'opinion des Timannis, ces vivres sont de temps à autre nécessaires pour entretenir la vie des esprits, simples fac-similés des individus vivants et dotés des mômes besoins,, qualités et défauts. En outre, avant de commencer leur repas, les Timannis jettent toujours à terre un peu de leurs ali^ mènts pour donner à manger aux esprits des morts*.

Ces pratiques sont naïves et fort innocentes ; mais il en est d'autres qui le sont moins. Noiis avons vu les gens du Borgou sacrifier des chiens et des chevaux par sollicitude pour le défunt. On va souvent plus loin, en mettant à mort des êtres humains. A Jenna, dans la vallée du Niger, quand un gouverneur vient à mourir, il faut qu'une ou t même deux de ses femmes se donùent la niort, le' jour même, ^fin que le défunt arrivé dans son gouvernement d'outre-tômbe avec une agréable compagnie*. A Xatungà, quand le roi meurt^des victimes nombreuses et choisies sont nécessaires. La pi*emière femme du monarque défunt, son fils aîné et

i. Glapperton. Second voyage. Hiii. wiiv, voy, vol. XXX, 173.

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