Richard et John Lander. Hisi» univ, voy. vol. XXX
LANIHISIIE DAll^S L'AFRIOUE TROPICALE. i(A
les principaux personnages du royaume dWpoisonnent sur le tombeau do leur maître et sont iiihumés avec lui. De cet usage résulte que jamais le iils aîné ne succède à son pèré\ Itéme coutume dans TYourriba, maïs elle y est plus largement appliquée. A la mort du roi, quatre grands dignitaires ou cabocirsj quatre femmes du monarque» beaucoup de ses escljlves favoris et un grand nombre d'autres sont obligés de boire du poison, qui leur est administré par des féticheurs dans des coquilles d'œufs iie perroquet, et, s'il arrive que. ce poison né produise pas d^effet, les victimes désîçnccs doivent se pendre dans leurs maisons*. Ces atroces pratiques se rapprochent déjà de celles dû Dahomey, dont je parlerai bientôt.
De ces usages on peut inférer sûrement que les populations qui les ont adoptés croient à une existence d*unc certaine durée après la mort, et il est évident que, dans leur opinion, cette survie posthume est ua simple calque de la vie terrestre. Les Mandingues admettraient aussi une survie quelconque, mais en déclarant nettement que personne ne peut avoir à son sujet le moindre renseignement*.
ni. — MAGIE ET SORCEIXERIE .
Mais toutes ces croyances ne diffèrent en riefi de celles des nègres tes plus inférieurs, et il en est de même de la foi animique aux gri-grîs, aux talismans. De ces gri-gris, beaucoup sont identiques à ceux des nègres gabonnaîs les plus grossiers. Ainsi, en dépit de leur mahométisme, les Bambaras sont littéralement couverts de racines, coquilles,
'l. Journal de Hidiard il John Lander,'ÎO0.