‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 117 sur 555 · Clapperton. Second voyage^ SÏO · texte numérisé non relu

Clapperton. Second voyage^ SÏO

118 L'ÉYOLUnON RELIGIEUSE.

des idoles sculptées figurant des lézards, dès crocodiles, des tortues/ dés boas et quelquefois pèle-méle dès hommes et des femmes*.

l'adoration de certains hommes qui^ pour une raison quelconque, semblent doués de pouvoirs surhumains, est évidemment de même nature que la zoolâtriè et souvent coexisté avec elle. A vrai dire, lés sorciers sont toujours dés hommes en. train de devenir dieux. Lander rapporte que, dans la plupart des villages africains traversés par lui, on le traitait comme un demi-dieu\ Chez les Timannis, Laing vit un sorcier fétichisé, déifié. Ce personnage était attifé d'une manière étrange, fort propre à frapper l'imagination de ses naïfs, compatriotes.. Sa tùlc était surmontée d'un véritable dais composé de crânes, de fémurs et de plumes; quantité de morceaux de fér et de sonnettes suspendus le long de ses membres cliquetaient ou tintaient à chacun de ses mouvements. Quand on voulait consulter ce sorcier pour découvrir un voleur ou pour toute autre chose, on le priait de se rendre à l'assemblée du peuple. La requête entendue, il faisait siffler plusieurs fois dans l'air une baguette qu'il tenait à la main, s'en allait méditer quelque temps dans les bois, et revenait donner une réponse'. Abstraction faite des différences de mise en scène, les plus fameux oracles ^e la Grèce ne procédaient pas autrement.

A Kayage, chez les Mandingues et ailleurs encore, un homme-fétiche, du même genre, a pour fonction sociale de punir les femmes mal-vivantes. Le soir, quand toute la population se divertit et palabre, il apparaît, revêtu d'un costume bizan^e, fait, de franges d'écorce, costume qui, le jour, reste suspendu à un poteau situé hors du village\

i. Clapperton. Second voyage. 276.

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