‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 125 sur 555 · Lafntte. LocciLm · texte numérisé non relu

Lafntte. LocciLm

ses digestions. Une fois par an, on promène cérémonieusement le boa fétiche avec mnsique et cortège, mais après avoir pris la précaution de le gorger de viande pour l'engourdir. Pendant cette procession sacrée, les portes de toutes les maisons doivent être closes et, sous peine de mort, il est interdit aux habitants de sortir de chez eux ou même de jeter un furtif regard par la porte ou la fenêtre*. Le boa est le plus grand des dieux; mais il n'est pas le seul. On a construit un temple rempli de beaux serpents à la robe vert-sombre et rayée de noir. Ces animaux divins sont libres; ils errent par les rues, entrent dans les cases; ordinairement, le soir, ils réintègrent leur domicile et se suspendent aux bambous de la toiture. Si l'un deux s'égare, on va prévenir le féticheur, qui le prend, l'enroule respectueusement autour de son bras et le rapporte au temple*. Cette zoolàlrie est absurde, mais, à tout prendre, innocente. On n'en peut pas dire aulant des sacrifices humains, dont Tobjet est assez varié. Toute victoire est suivie de sacrifices humains, destinés à remercier les dieux. Après une victoire remportée sur les Tidas, un roi dahoméen fit décapiter quatre mille captifs, dont les têtes amoncelées formèrent un imposant trophée\ A Ouidah, un tremblement de terre ayant renversé les idoles du temple, le grand féticheur déclara qu'il était nécessaire de décapiter trente esclaves pour apaiser les dieux irrités*. Un enfant étant né avec des dents, un féticheur le fit noyer dans la lagune; car, avec sa pénétration sacerdotale, il avait reconnu dans ce nouveau-né le roi défunt, Guézo, qui s'était réincarné dans la méchante intention de dévorer son ^ls^

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