‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 126 sur 555 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

Mats les sacrifices humains les plus habituels sont du genre funéraire, et ils résultent très logiquement de la foi profonde de ces populations en une survivance après la mort. De même qu'on a bien soin, au Dahomey, dMnhumer avec le défunt les objets ou usfensiles qui lui ont appartenu* et môme des vêtements de rechange, qu'il revêtira en arrivant dans la terre des morts*, on trouve tout naturel de pousser la sollicitude plus loin encore et de donner à l'ombre du décédé une escorle d'ombres. Dans l'Achanli, quelques esclaves sont immolés à la porle de la maison de tout homme noiable. A la mort du roi, c'est une bien autre affaire: ses parents courent, comme affolés par les rue?, en fusillant tout ce qu'ils rencontrent. Après quoi, on égorge solennellement plusieurs milliers d'esclaves*. Au Dahomey, les sacrifices funéraires sont un privilège royal; mais on les pratique sur une effrayante échelle. A la mort du roi Guézo, son fils Gréré ordonna des sacrifices humains qui durèrent un mois et demi. Au moment même de l'inhumation, il y avait eu déjà 600 morts volontaires. Toufes les femmes du défunt s'étaient empoisonnées et leurs cadavres avaient été rangés dans une fosse autour de celui de leur maître, dans Tordre de la préséance. Mais ce n'était là qu'un début d'horreurs. La piété filiale du nouveau roi ne pouvait se satisfaire à si bon compte, ni s'affranchir en un moment de ses devoirs envers l'ombre de son auteur. Aussi espaça-t-il sur un intervalle de plus de deux mois une série de sacrifices, dont un témoin oculaire nous a dressé la liste. Le 13 juillet 1860, un cabocère, un chef, fut noyé. Auparavant on avait eu soin de le revêtir de tous les attributs attestant sa position sociale et on l'avait chargé d'une mission con-

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