II. — LES PETITES MOiNARCfflES OIUENTALES
Les populations, qui ont fondé ces petites monarchies, appartiennent, comme les Cafres de l'Afrique australe, à la grande race éthiopienne, la première des races nègres; aussi, tout en étant animiques, comme le sont tous les hommes peu civilisés, à quelque race qu'ils appartiennent, ces noirs orientaux n'ont pas poussé leur animisme jusqu'à ses conséquences les plus absurdes. Les populations du Karagoué et de l'Ouganda, pays voisins du lac Albert, professent des croyances mythiques à peu près semblables : elles animisent tout ce qui les frappe. Ainsi une femme du roi M'tésa fut épouvantée par la montre du capitaine Speke et y reconnut sur-le-champ le loubariy l'un des dieux du pays*. Le roi de l'Ounyoro, Kamrasi, considérait la montre et la chaîne du voyageur comme un talisman, une « corne magique »', c'est le nom générique des fétiches. L'une des « cornes magiques » pos-