‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 131 sur 555 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

précieux talismans; en outre, il vénérait et dotait richement ses sorciers. Néanmoins on est fondé à dire que, dans toute cette région, Fanimisme est réduit au minimum. Il ne hante pas l'esprit des indigènes, ne tient dans leur existence qu'une place médiocre et ne leur inspire pas d'actes atroces.

m. — L ANIMISME à MADAGASCAR

Pour compléter l'examen des croyances africaines, tel que j'ai entrepris de le faire dans ce chapiti*e, il me reste à parler de Madagascar et de l'Abyssinie.

A Tépoque indéterminée où les immigrants malais, les Hovas, abordèrent dans la grande ile africaine, ils y trouvèrent sûrement une population, sans doute éthiopienne pour une grande part. En petit nombre, comme ils Tétaient certainement au début, les nouveaux venus durent compter avec les premiers occupants et s'imprégnèrent largement de leurs croyances. Aussi la religion des Uovas ressembic-t-elle essentiellement aux autres religions animiques de l'Afrique, ainsi qu'il résulte de leurs coutumes funéraires, de leurs mythes et de leur magie.

Les morts malgaches sont enterrés avec leurs vêtements, leurs meubles; on y ajoutait autrefois leurs armes. Le cadavre, enroule dans un nombre plus ou moins grand de pièces de soie indigène, est disposé sur une table de pierre dressée dans un caveau funéraire*. Ces caveaux mortuaires sont ordinairement mégalithiques. Autour de Tananarive et dans la ville môme, il en existe un grand nombre. Les plus simples sont de vrais dolmens formés de quatre pierres verticales, disposées en carré et d'une cinquième pierre, d'une table, servant de couvercle. La

Page 1