‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 137 sur 555 · Ibid. I · texte numérisé non relu

Ibid. I

rÉden, possèdent la science du bien et du mal'. On n'ose ni se baigner, ni laver quoi que ce soit dans le Nil Bleu» fleuve sacré*. On célèbre la Pâque en égorgeant un mouton, dont on a auparavant tourné la tête vers Jérusalem'. En Abyssinie, il y a, comme à Madagascar, des pierres levées et elles sonl très vénérées; on les couvre d'amuleltes, de péritoines d'animaux; on y verse des parfums; on les oint de beurre; on y dispose des fils votifs de diverses couleurs; on y aiguise ses armes pour être victorieux*.

Les danses religieuses sont fréquentes, et elles ont aussi une origine lointaine, nullement chrétienne : on danse pour chasser le démon du corps d*un malade; on danse quand un enfant naît, quand on le circoncit, quand un ami vient à mourir, et les femmes exécutent ces danses rituelles en chantant et avec une frénétique ardeur*.

Les danses funéraires sont souvent accompagnées de sacrifices animaux. On immole, par exemple, un bœuf, qui doit jouer un rôle expiatoire, prendre à sa charge les fautes du défunt*.

Enfin nombi'e d'Abyssins croient volontiers que les blancs sont une race divine, « issue du ciel et pouvant y remonter^ »y c'est-à-dire qu'ils seraient volontiers anthropolâtres.

En résumé, l'exemple des Abyssins, comme celui des nègres convertis à l'islamisme, nous montre clairement qu'en Ethiopie le pseudo-christianisme, tout machinal, n'a rien changé à la mentalité grossière, et il n'y pouvait rien changer. Forcément tout homme aussi bien que tout peuple sont impuissants à dépasser le niveau naturel de leur esprit,

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