‹ L'évolution religieuse dans les diverses races humaines;Chapitre 143 sur 555 · Freycinet. Hist. univ. voy. vol. XVllI · texte numérisé non relu

Freycinet. Hist. univ. voy. vol. XVllI

langes, etc., n'étaient vraisemblablement que l'atténuation de sacrifices plus graves, usités encore dans certains archipels et dans certaines circonstances. A la Nouvelle-Zélande, une mère, dont l'enfant s'était noyé, exigea qu'une femme esclave fût mise à mort pour accompagner le petit défunt au ReingaK A la mort des chefs, des esclaves étaient toujours sacrifiés pour les escorter et aussi pour empêcher leurs ombres de revenir sur la terre et d'exterminer leurs amis {Journal of ht Marsden. Second visit, p. 291). Car, en Polynésie comme en Afrique, les doubles des morts étaient souvent animés d'intentions fort malveillantes. Dans le même archipel, le suicide des veuves, sans être obligatoire, était recommandé et admiré comme il Test en Chine*. Anciennement les femmes étaient toujours étranglées sur la tombe de leurs maris*. Aux Marquises, deux hommes du peuple, deux kikinos, étaient ordinairement sacrifiés à la mort d'un chef. Leurs ombres devaient escorter celle du maître, en portant, lune, la ceinture du défunt, l'autre, la tète de porc servie au festin funéraire, objets sans lesquels on ne pouvait pénétrer dans le séjour des esprits^. Aux lies Havaï, plusieurs indigènes se suicidèrent pour avoir l'honneur d'accompagner l'ombre de Tamehameha, et l'on sacrifia aussi un certain nombre de victimes humaines*.

Mais ce sont là des coutumes universelles chez les sauvages de toute race. Certaines pratiques de conservation funéraire sont plus spéciales aux Polynésiens ou du moins à certains d'entre eux, et toutes montrent bien que, pour ces insulaires, rien n'était fini à la mort. — A la Nouvelle-Zélande, le plus archaïque des archipels polynésiens, au point de vue de la

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